DEUXIÈME ÉTAPE (29OCT-5NOV) : SANTIAGO
Ah voila enfin le Chili. Mais avant ça, c'est parti pour 29h30 d'avion et d'aéroports, départ Barcelone à 9h30 et arrivée le lendemain à Santiago à 11h05 heure locale, en étant passé auparavant par l'aéroport de Francfort et de Toronto. Bah c'était moins cher comme ça, ca offre des vues incroyables (Voir les lumiere de Toronto depuis le ciel, c'est juste un des plus beaux panoramas que j'ai vu jusqu'à présent), sans compter qu'on est logé et nourri dans les avions :p. Et grâce à ça, j'ai pu aussi découvrir l'aéroport de Toronto, où en guise de salle d'attente avant les vols, chacun a droit a son iPad personnel et peut surfer a sa guise. Moi qui avait plus de trois heures à devoir patienter, j'en ai profité. Jusqu'au Chili pas de problème, mais là, avant de pouvoir débarquer, on me demande l'adresse du lieu ou je compte loger pendant mon séjour... Je suis un peu embêté, car je ne compte pas rester plus de deux semaines au même endroit. Finalement, j'ai noté ma première adresse et c'est passé sans problème. A peine sorti de l'aéroport qu'arrive déjà la première embrouille du séjour. En fait, avant de partir au Chili, je m'étais renseigné pour savoir si quelqu'un aurait pu venir me chercher à l'aéroport une fois sur place. J'avais demander à plusieurs personnes et finalement j'avais pu trouver quelqu'un qui puisse venir me chercher et m'accueillir durant ma semaine à Santiago. Mais, voilà qu'en sortant de l'aéroport, je ne vois pas seulement une pancarte avec David Abeels écrit dessus, mais bien deux... C'était assez étrange comme situation, à peine quelques secondes avant je stressais par peur de n'en trouver aucune. Enfin, je m'excuse vite du malentendu auprès des soeurs salésiennes, je les remercie du fond du coeur et j'embarque dans la voiture de Miguel et sa femme, un couple de retraités, ma foi fort sympathique. J'ai beaucoup de mal à les comprendre et eux en ont tout autant pour me comprendre, mais il n'empêche qu'on se débrouille et que finalement on a pu tenir des petites conversations avec des sourires et de ma joie. Par la fenêtre de l'auto, je découvre Santiago, une ville immense, aux rues quadrillées, avec par endroits des gratte-ciels, et à d'autres des bâtiments plus petits, sans réel unité dans le tout... Il en ressort une ville avec certains bâtiments "muy lindo" mais sans charme global, si ce n'est bien sur les magnifiques montagnes qu'on peut voir en arrière-plan. Puis, j'ai la chance de gouter à une spécialité chilienne pour mon premier repas. La cazuela, vous connaissez peut-être. C'est un genre de bouillon de légumes, avec en plus des patates et de la viande. "Estaba muy rico". A la fin de la journée, le fils de Miguel vient me chercher. C'est avec lui et sa famille que je passerai le reste du séjour à Santiago. L'ambiance est chouette ici. Durant, la semaine, j'étudie encore chaque jour, mais le reste du temps, je vis quelques trucs plutôt sympas. Un jour, j'ai la chance de participer à la fête organisée par Florencia, 19 ans, la fille de la maison. Tous ses potes sont très sympas et tous des gens simples, et accueillants. On boit un peu, on joue, on danse et c'est vraiment "muy divertido". Puis, un autre jour, alors que j'étais en train de visiter la ville, une dame m'accoste pour me demander un peu d'argent pour aider les jeunes à faire des études. Il est vrai qu'ici, étudier coûte entre 5000 et 15000€ par an, et c'est très difficile de pouvoir se payer se luxe, à moins d'emprunter. Il y a beaucoup de manifestations en ce moment à ce propos. Mais ce à quoi je voulais arriver, c'est qu'en parlant avec cette dame, elle me signale que la fille du banc d'à côté avec qui elle vient de parler vient aussi de Belgique. En fait, elle étudie carrément à Louvain-la-Neuve, et après une petite conversation, on décide de visiter la ville ensemble. Entre temps, on rencontre aussi une allemande. Ce que j'ai préféré de notre visite, c'est San Cristobal, une petite colline à l'extrémité de la ville, d'où on a une vue imprenable sur la métropole et les montagnes environnantes. Un jour, je fais un tour à l'université, un autre dans un quartier pauvre de la ville et finalement, je rencontre Pierre, mon oncle, justement en voyage à Santiago à ce moment-là. Ca parle flamand avec ses collègues, et l'espagnol étant déjà bien assez compliqué pour moi, je renonce vite à suivre la conversation. Mais, faut avouer que c'est quand même une expérience d'aller manger dans un bon resto avec un groupe d'informaticiens flamands à Santiago. Surtout le bon resto :p Enfin, après, une semaine à Santiago, il me semble être prêt pour la suite de mon voyage. Demain, je prend l'avion direction Punta Arenas!